jeudi 16 août 2007

Requiem pour l'édition



Un lien où il est question de la mort annoncée de l'édition, telle qu'on la connaît jusqu'à présent. Au programme, une imprimante révolutionnaire, des pirates cybernétiques et des impressions illégales.
Grosso modo, le même schéma que pour la musique. Seule différence : ça ne marchera jamais (ou pas assez pour mettre en péril les éditeurs) - si le lectorat se raréfie, ce n'est pas à cause du prix des livres, c'est parce qu'il est plus facile d'écouter de la musique que de lire. Seuls J.K. Rowling ou Marc Lévy peuvent s'inquiéter.

3 commentaire(s):

Mikael a dit…

Il y a quelques temps déjà, j'avais fait une note sur les similitudes entre MP3 et publication electronique.

http://mikaelhirsch.typepad.fr/omicron/2006/06/en_marge.html

Je pense aujourd'hui que le marché va se segmenter en plusieurs branches. Tout d'abord, je ne crois pas qu'il y ait suffisamment de place pour cette imprimante "magique". à l'exception de quelques fondus de livres dont nous faisons partie, qui investirait dans une telle machine uniquement pour pouvoir s'imprimer des bouquins à la maison ? (je rappelle tout simplement que les français lisent en moyenne 2 livres par an, dont un "document") économiquement, ce nouveau système ne touchera donc pas les masses. Les éditeurs auront tout intéret à privilégier le livre en tant qu'objet afin de le rendre plus attrayant qu'un fichier affichable sur un reader à encre electronique. Les Américains l'ont déjà compris, eux qui venddent des livres plus chers qu'ici, mais de bien meilleur qualités (reliure cousue, couverture cartonnée, jacquette avec effet de relief, papier de qualité supérieure etc...)

les poches bon marché et les publications à renouvellment périodiques (dictionnaire, codes, encyclopédie, journaux et magazines) seront remplacés par des fichiers pour des raisons économiques évidentes (gains d'impression, de distribution...)

les beaux livres continueront d'exister.

les romans devront devenir des objets de meilleure facture pour subsiter, mais les bibliophiles (dont je fais partie) seront ravis. Quelque part, le numérique va paradoxalement renforcer cet aspect.

dans un registre parallèle, j'ai entendu parler d'une machine à extruder le plastique (format imprimante de bureau) qui façonne des pièces d'après des plans téléchargables. Certains objets du quotidien peuvent donc être d'hors et déjà téléchargés. la machine s'applique à les reproduire chez vous, plus besoin de se déplaçer ou même de commander à distance pour acherter une lampe, ou un fer à repasser...les début de la téléportation à la star trek en somme...

Thibault Malfoy a dit…

J'ai comme vous l'impression que le livre papier va devenir un luxe pour bibliophiles, toute proportion gardée bien sûr.

Les livres qui se vendent encore pourront afficher un prix de vente bon marché, migrer sur le support numérique, se propager.

Les livres qui ne se vendent pas (pas assez formatés pour le grand public, trop difficiles d'accès) devront jouer sur la qualité du travail éditorial d'une part, et sur la qualité de l'objet livre d'autre part, pour avoir une chance de survivre.
Tout cela aura un prix, mais quand on aime...

alain a dit…

pamplet humoristique sur le monde de l'édition "Journal désespéré d'un Écrivain Raté" mérite peut être un détour?